Geraldo de Souza sait exactement les questions qu’il veut poser et, il entend obtenir des réponses claires :
Geraldo de Souza sait exactement les questions qu’il veut poser et, il entend obtenir des réponses claires :
La corruption est-elle aussi répandue dans les pays développés qu’au Brésil ?
Quelles sont les punitions encourues pour ce délit dans d’autres pays ? Sont-elles sévères ?
Ceux qui se font "attraper" doivent-ils rembourser l’intégralité de ce qu’ils ont gagné illégalement ?
Quelles sont les conséquences de la corruption sur le développement d’un pays ?
Existe-t-il des manières de stopper la corruption ?
Au cours du voyage de Geraldo, qui nous entraînera du Brésil au Burkina Faso, de la Roumanie à la Chine, en passant par l’Angleterre et les Etats-Unis, il interpellera politiciens et présidents, journalistes et activistes, depuis l’ONG Transparency International jusqu’à la Banque Mondiale.
Complices de cette aventure, nous accompagnons Geraldo dans ses découvertes tout en étant capables petit à petit de discerner la nature de la corruption politique et ses racines. En bref, « La corruption, c’est comme le poison d’un serpent venimeux – il faut trouver un traitement de toute urgence si l’on ne veut pas voir le patient souffrir puis mourir. »
“Si tu veux connaître la nature d’un homme, donne-lui du pouvoir” : c’est ainsi que Geraldo aime à résumer sa philosophie personnelle.
Et lorsqu’il demande s’il est possible d’arrêter la corruption, c’est d’abord à la corruption politique qu’il pense.
Car pour Geraldo De Souza, 46 ans, ouvrier chez Ford à Sao Paulo, l’implication du gouvernement Lula en 2005 dans un scandale d’achat de voix de députés de l’opposition – connu sous le nom de Mensalao- demeure une terrible déception.
Pendant près d’un an, nous avons donc mené l’enquête pour et avec Geraldo. Afin de découvrir différents types de compromissions ou de luttes. Au Brésil bien sûr, où Geraldo va se rendre lui-même au Parlement, rencontrer des élus, au ministère de la Justice et à la Cour des Comptes. Mais aussi au Royaume-Uni, où Tony Blair, comme Lula, a fait face à un scandale liant corruption et politique, comme en témoigne l’ancienne ministre Clare Short. Ou encore en Roumanie, qui, à la veille de son entrée dans l’Union Européenne, a pris à bras le corps la corruption de la classe politique. Et au Burkina Faso, au coeur de l’Afrique Noire où depuis 6 ans, le RENLAC, un réseau d’associations citoyennes lutte contre la corruption dans tous les domaines: police, enseignement, santé....
À l’échelle du monde, avec Transparency International ou la Banque Mondiale, Geraldo verra comment on peut enquêter, comparer et afficher officiellement l'ambition de mettre un terme à ces liaisons dangereuses....
À l’échelle des valeurs, un philosophe français, Robert Misrahi, spécialiste de l’Ethique, dira le paradoxe, pour une société, du passage de l’injuste vers le juste.
Une aventure documentaire au coeur de la défiance réputée grandissante entre citoyens et politiques. Et pour Geraldo, l’occasion de s’engager plus loin en sillonnant l’Amérique Latine à vélo pour partager interrogations et solutions.
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