En Décembre 1998, pendant la crise financière internationale Geraldo, un ouvrier mécanique brésilien de la ville de ...
En Décembre 1998, pendant la crise financière internationale Geraldo, un ouvrier mécanique brésilien de la ville de Sao Paolo perd son travail à l'usine Ford. Nous avons mené une enquete pour lui et la plupart des partenaires mentionnés ci-dessus diffusent le film. Depuis Geraldo a réintegré son poste mais il est toujours inquiet: l'usine où il travaille est destinée à fermer dans les deux ou trois années à venir. Géraldo ne comprend ou est passé "l'argent de la globalisation". Il ne comprend pas non plus où sont passés les profits de l'entreprise Ford, ni où va l'argent de la dette brésilienne.
Geraldo veut aussi savoir comment ces mêmes problèmes sont vécus et traités dans d'autres pays. Nous avons mis en contact Geraldo avec des ouvriers de Ford aux USA, avec des syndicalistes en Europe, avec le prix Nobel et vice-president de la banque mondaile Joseph Stiglitz, et avec plusieurs autres acteurs du monde "capitaliste en crise".
Autre point d'interrogation dans l'esprit de Geraldo : pourquoi une entreprise multinationale bénéficiaire globalement licencie-t-elle localement ? L'Europe, et plus particulièrement la France, se souvient du cas Danone qui avait suscité un mouvement de solidarité nationale jusqu'à l'appel au boycott (un phénomène suffisamment rare en France pour être souligné). Seulement la France n'est pas un pays aussi 'injuste' que le Brésil pour paraphraser le président brésilien Cardoso (1% de la population brésilienne possède 49% des terres et 14% des revenus). Geraldo souhaite donc mieux appréhender ce phénomène en comprenant les mécanismes économiques qui ont conduit le mastodonte Ford, par la voix du petit-fils du fondateur du deuxième constructeur mondial, a annoncé le 11 janvier 2002 la suppression de 35 000 emplois et la réduction de ses capacités de production d’un million de véhicules. Geraldo voudrait qu'un dirigeant de Ford accepte de justifier un tel choix face à lui.
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